Africa: ICC Helping or Hindering peace on the continent ( CPI : aide ou entrave de paix sur le continent


Le Club des amis du droit du Congo a eu l’honneur de participer par l’entremise de sa représentante aux Usa, Mlle Christy Masamba à une Conférence portant sur « Africa : CPI : aide ou entrave de paix sur le continent ». Cette conférence a été organisée par l’Association of american Law school en sigle AALS (association des écoles américaines de droit) à Washington (Wardam park Hotel).
Parmi les orateurs, on peut noter le bureau Afrique du Ministère des affaires étrangères américain représenté par Mr Bruce Wharton et d’autres experts et juristes américains notamment, le Professeur James Gathii, Mme Diane Marie Amann de l’université de Goergia
L’intervention de Christy Masamba , membre du CAD portait sur « La CPI et son focus en Afique : aide ou entrave de paix sur le continent ». Elle a premièrement circonscrit le contexte de conflits dans la région des Grands Lacs en spécifiant que seul le Congo a payé le lourd tribut avec 5 millions de morts et le pillage de ses ressources naturelles sous le silence complice de la communauté internationale. Il est d’ailleurs difficile d’explique la dimension réelle de conflits dans la région des Grands Lacs parce que cela va de la tragédie humanitaire à la conspiration économique des multinationales et Etats voisins.
Deuxièmement, elle a analysé l’intervention de la CPI dans la région des grands Lacs. Après la création des tribunaux ad hoc pour l’ex Yougoslavie et pour le Rwanda, l’idée d’avoir une juridiction permanente pour juger les auteurs des crimes graves du droit international était impérieuse. Le Statut de la CPI est entré en vigueur le 1er juillet 2002.
Ca fait 18 ans que la région des Grands Lacs est en feux avec des violences et d’autres atrocités ; 9 ans que la CPI enquête pour apporter la justice aux victimes.
En fait, en l’absence de sa propre force, la CPI dépend de la coopération des Etats pour opérer, aussi elle ne peut poursuivre que les crimes commis après le 1er juillet 2002 en vertu du principe de Non retro activité consacré dans son Statut.
L’intervention de la CPI dans la région des grands Lacs n’a pas rencontré les aspirations ou attentes des victimes pour diverses raisons liées au manque de coopération des Etats et des moyens financiers etc.
Enfin, Mlle Masamba a examiné l’idée des chambres spécialisées comme mécanisme de répression des crimes commis dans les conflits dans la région des Grands lacs qui constitue pour le club des amis du droit du Congo un moyen important de mettre fin au cycle d’impunité des auteurs des crimes graves. Elle a soulignait que le rapport Mapping documente les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commis sur le territoire congolais entre 1993 et 2003.
En conclusion, Le changement viendra en Afrique quand les gouvernements africains vont mettre en place une justice équitable et impartiale. C’est cela le vrai combat.
Rédaction CAD.

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